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Rider Focus

Yanis Markarian – A fond les ballons !

24 Mai , 2016  

En France, on a « Zone En Skate », des paysages et des spots qui font rêver mais aussi des riders qui ont les crocs. Parmi eux, un jeune de 18 ans, champion de France de skate descente en 2015 et de surcroît, 8ème européen en open. Discret malgré lui, ses prouesses sur les 4 dernières années font l’unanimité auprès de ses compères français & européens. Portrait d’un rider moustachu qui monte, Yanis Markarian.

Salut Yanis. Qui es-tu en quelques mots ?

Salut mec ! Je suis personne en particulier, juste un mec qui aime skater, être en freeride avec ses potes, ou encore zoner en 106 avec mes potos Nassimptote Horizontal, Demi Zeub, Tinmar la Ceig et Seb. Bref, il faut savoir jouir des petites choses !

Photo: PommyPhoto: Pommy

Depuis combien de temps roules-tu en descente ?

Je roule en descente depuis 2012. J’ai commencé la descente avec un freeride à Yzeron car d’après Ben, c’était un spot tranquille… et je me suis finalement blessé lors du troisième run. Après ça, je me suis dis que j’écouterai plus jamais Ben et que je devais me bouger le cul pour le prochain freeride. Suite à un repos mérité et nécessaire, j’ai consacré tous mes week-ends à la descente !

T’as toujours fait que du downhill ou t’as taquiné le street, le slalom etc ?

J’ai eu une planche de street vers mes 10 ans, mais je n’ai jamais réussi à être bon car je n’avais pas assez de persévérance pour cette pratique du skate. J’aimerai bien m’y remettre mais une blessure en street est très vite arrivée. Et à dire vrai, je n’ai pas vraiment envie de gâcher ma saison à cause d’un pauvre ollie raté!

Depuis quand tu roules en compétition ?

Je fais de la compétition depuis 2013, ma première compétition s’est déroulée en Normandie pendant le Challenge REB 3D. J’ai directement aimé la sensation de la compétition, ce stress de dingue sur la ligne de départ, le cœur qui bat de ouf, l’envie de vomir aussi (plus en IDF ça), bref l’envie de se surpasser!

YANIS ATOPIC

Comment placerais-tu la France parmi les autres nations d’un point de vue compétition ?

Malheureusement, elle n’aurait pas une bonne place, car une grande partie des riders français n’ont pas spécialement envie de se mesurer l’un à l’autre, mais plutôt envie de profiter des week-ends de freeride entre potes sans stress, ce que je comprends entièrement. Il faut aussi avouer que tout le monde n’a malheureusement pas les moyens de pouvoir participer aux compétitions IDF, dû aux prix élevés! Et je pense que les français ont une trop mauvaise image de la compétition mondiale, ils n’imaginent pas le bon esprit qu’il y a durant les compétitions IDF, le partage entre les différentes nationalités. Ce n’est pas forcément du chacun pour soi, car une fois les runs terminés, tout le monde se rejoint dans le camping et c’est parti pour un ninja à 20 personnes ou parler matos avec d’autres, bref c’est un pur état d’esprit que je kiffe vraiment.

La compétition est donc en perte de vitesse en France. Qu’en penses-tu ?

Oui c’est sûr car comme je l’ai dit précédemment les français n’ont pas la motivation de vivre la compétition à 100% ; attendre 1 heure avant un run et de tout donner sur le prochain, ou de ne pas être sûr de faire tous les runs. C’est sûr que ce n’est pas aussi cool qu’un freeride mais bon, ça s’apprécie d’une autre façon. Du coup personne ne motive les associations à organiser des compétitions, ce qui est aussi un boulot énorme par rapport à un freeride !

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Sans faire le VRP de la FFRS, comment perçois-tu l’utilité d’une licence longboard ?

« Tout simplement de pouvoir faire vivre les associations qui représentent notre sport au sein de la société et qui par la même occasion, lui donnent de la crédibilité. Parce que c’est bien ce qui manque à notre sport aux yeux des gens, de la crédibilité. »

Les mecs de ton âge sont sensibles au freeride qui transpire le style. Comment motiver cette génération à se challenger et  faire des compétitions ?

Je pense qu’on ne doit pas spécialement essayer de motiver les jeunes qui préfèrent le freeride à la compétition, car chacun à sa vision du longboard, pour certains c’est une histoire de style, pour d’autres une histoire de vitesse.  Chacun doit y trouver son compte comme bon lui semble. Si un jeune de mon âge est passionné par le longboard et qu’il a envie de se mesurer aux autres riders, par lui-même, il se mettra à la compétition! Je crois que c’est vraiment une question d’envie que de temps, car certains détestent justement l’esprit de compétition et trouvent ça trop sérieux.

yanis par pierre simon

Quels sont tes meilleurs souvenirs de la saison passée ?

Mon meilleur souvenir de ride était durant l’Euro-Tour avec les Tchèques et Charles, c’était le run que j’ai filmé et que j’ai posté sur Facebook. Pour résumer, on était en direction des fameuses routes des Dolomites, on n’avait pas roulé depuis pas mal de temps et sur la route on voyait plein de tracés de dingue mais plusieurs d’entre nous ne voulaient pas s’arrêter par peur d’arriver la nuit sur le spot. A un moment, on est sur une route qui drop à fond et qui
a une peau de bébé uniquement sur le côté droit (c’était la première fois que je voyais ça). Je les ai fait craquer pour pouvoir la rouler et comme on n’avait pas le temps,
j’ai fais directement un run filmé alors que je ne connaissais pas la route entièrement! Et c’était vraiment un moment incroyable, un sentiment partagé entre l’euphorie et la peur (car je ne savais pas ce qui m’attendait après chaque virage) et depuis j’y pense tous les jours en espérant la recroiser cet été !

Le shop du CDK est visiblement un sponsor historique pour toi. Comment tout a commencé avec eux ?

Haaaa le CDK ! Une longue histoire, j’étais allé au CDK en 2012 pour aller m’acheter ma première planche. Après ça, j’y suis toujours retourné au moindre souci que j’avais, pour des nouvelles roues, bushings ou autre! Les années passaient et je faisais de plus en plus de freerides, outlaws et autres. A l’époque, Spoky m’aidait beaucoup pour tout ce qui était sponsor. Et au moment même où elle a quitté la team, j’ai eu ma première victoire au Crash’n’Freeze du Mont Brouilly, ce n’est pas quelque chose de ouf, mais quand on a 14 ans ça l’est ! Depuis cet évènement, on a commencé à parler avec le CDK d’une aide qui pourrait me permettre de faire les étapes du Championnat de France. Depuis, je ne peux que les remercier car sans eux, je n’aurai jamais pu participer à des compétitions mondiales et avoir cette envie d’être toujours meilleur ! Donc, merci à Steph et Tonio du CDK pour le support de ouf !

Tes ambitions pour 2016 ?

Être dans le top 5 du classement européen! Réaliser des projets vidéos que j’ai en tête, rencontrer des nouveaux riders et profiter un max, tout ça sans blessure si possible !

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