13106766_1277198088974269_155311089_o.png

Rider Focus

Jeff Corsi – Dancing Lover

23 Fév , 2016  

Interviewé sur E-adrenaline, intégré au  Top 5 dancers français de Sportymap, plus de 5 millions de vues pour une vidéo virale partagée par Extrem Vidéo, un édit en collab’ avec la marque streetwear Tealer, Jeff est sans conteste l’un des freestyle-danceurs qui monte. Rencontre avec un passionné aussi créatif qu’audacieux, Jeff Corsi.

 

Salut Jeff. Ton omniprésence sur la toile depuis quelques temps nous amène à s’interroger à ton sujet. Qui es-tu ?
J’ai 24 ans et je suis originaire de St Germain en Laye en région parisienne. Je fais du skate depuis tout gamin. Mes premiers tricks sont venus à l’âge de 15 ans à l’époque où je faisais du street. Après de nombreuses blessures, je me suis progressivement écarté de la pratique agressive pour des raisons de santé. Mon premier longboard était destiné au cruising. Visionner la vidéo d’Adam Colton en 2009 a été pour moi un déclic dans mes premiers pas en freestyle-dancing. J’ai donc décidé de ne faire que ça et rien d’autre.

 

MS5Photo – Corentin Foucaut

Mais pourquoi une orientation aussi sélective ?
Selon moi, le dancing dépasse la simple pratique du skate. L’intégration de la danse dans le skate offre une autre esthétique qui sublime le potentiel d’une board, qu’elle soit longue ou courte. Le côté brut de décoffrage du street finissait par me faire péter les plombs. Je trouve que le dancing apporte plus de finesse et une élégance qui me parle. Quand je skate, tout devient liquide. Je roule en toute quiétude et en mon sens, les traumatismes sont moins violents qu’en street.

 

Dance mouvPhoto – CCLA Prod

 

Y a-t-il eu des évènements marquants qui t’ont permis d’avancer?
Il y a eu mon voyage aux US qui a renforcé ma volonté de progresser. Je me suis rapidement payé une Bhangra, ce qui m’a permis d’évoluer d’un coup. S’en est suivi les rencontres avec les mecs de Paris, lors des sessions au Troca, ou des évènements comme le Tang Tang Contest ou les Docksession. Le vrai tournant dans ma pratique fut la création d’ARA Longboard en association avec Etienne Panissier, Vincent Mcclure, Léo Denis & Robin Pothet. On a décidé de lancer une marque et de se créer un team. Pendant 5 ans de nos vies, il y a eut un tour d’Europe, près d’une vingtaine de vidéos, des projections dans des bars, mais surtout beaucoup de ride et du lifestyle. C’était une manière pour nous de s’approprier le sport dans le fond comme dans la forme. Tout ça a fortifié mon envie de continuer et de m’investir.

Hippie JumpPhoto – Axel Massin

Depuis octobre, ton actu explose avec au moins une news importante par mois. Anonyme, extra-terrestre, comment tu te définis ?
Comme un type serein avec la conviction que tout est accessible avec de l’entrainement et de la détermination. Je ne veux pas être un mouton. J’essaie de me démarquer et c’est pour cela que le côté extra-terrestre me plaît. Même si on parle de moi ici et là, je ne cherche pas à être connu. Mon but est de créer, de collaborer, de m’investir dans des projets qui m’intéressent. J’apprécie et préfère l’anonymat.

MS2Photo – Corentin Foucaut

 

Quelle fut l’évolution de cette séquence au 5 millions de vues ?


Jeff Corsi danse sur son longskate par adrenaline

Au début, j’ai posté cette courte séquence sur mon profil. 1 million de vues sur le mur d’Extreme en une nuit. J’ai eu un vertige et je me suis demandé ce qu’il se passait. Le côté fast-food d’image appuyé par les réseaux sociaux met en valeur le sport mais n’est pas représentatif de ce qu’il est réellement. Dans la vidéo, la performance y est, le style également, mais côté image c’est une catastrophe. Peu de temps après, 5 millions de vues de la même séquence – un brin disproportionné au regard d’un truc un peu banal, mais on ne maitrise pas la gestion des réseaux sociaux. Je ne rechigne pas sur ce succès éphémère, mais si j’avais su j’aurai préféré faire de la qualité à la quantité – par exemple, une vidéo portée par Ara Longboard – le groupe c’est la base.

 

Parle-nous de ta collaboration avec Tealer dans ta dernière vidéo « Babylone ».

 

 

Pour cette collaboration, j’ai pris contact avec Alex, le boss de la marque. Il était intéresse par la vidéo que nous avions fait précédemment, « The Journey ». Le cahier des charges était simple : une vidéo en pleine nature. Soit, un édit qui puisse contraster avec les nombreuses vidéos urbaines faîtes au préalable sous le nom d’Ara Longboard.
J’ai donc pris le sujet à cœur et décidé de descendre dans l’Aveyron pour travailler le projet avec mes amis de toujours, Vincent et Etienne. Nous avons mis une semaine pour tourner, sans parler du long travail de postproduction assuré par Vincent. Ce tournage a été haut en couleur, car effectivement nous avons dormi plusieurs fois à la belle étoile pour chopper le soleil avant l’heure du réveil. Quand à Tealer c’est une bonne marque de fringues un peu trop enfumé à mon goût mais de bonne qualité.

 

Revenons brièvement au sport en lui-même. Comment perçois-tu le longboard dancing ?
Le poids du dance dans cette pratique du longboard-skate est essentiel, voire vital. J’ai peut être un avis tranché sur le sujet mais sans cet esprit de danse et d’esthétique du mouvement, le dancing n’est rien. Il devient pauvre et sans matière. Aussi, sa force provient de la satisfaction immédiate quelque soit le niveau. Son accessibilité correspond à un imaginaire collectif simple et abordable qui le rend finalement à la portée de tous. Un ride est pour moi la clef d’une liberté, de sensations. Une liberté décuplée par ce que représente la danse pour les gens. Le freestyle-dancing interpelle, surprend et amène les gens à s’interroger sur cette pratique du skate. Une discipline simple au premier regard et pourtant bien technique quand on ferme les yeux.
Comme pour toute « tendance », sa démocratisation peut amener à des dérives, mais il ne faut pas s’arrêter à certains travaux ou projets alambiqués. Le longboard dancing est comme un nouveau challenge à porter vers le haut. Un sport pour certains, un loisir pour d’autres, qui cherche à se faire connaître. Il me semble qu’il y a encore beaucoup à faire. Mais pour ceux qui pratiquent, qu’il s’agisse de street ou de freeride, il est juste question de plaisir.

MS3

MS4Photos – Corentin Foucaut

 

 

Que penses-tu d’un CDF en freestyle-dancing ?
Oui, j’y suis complètement favorable. Je me tiens prêt à aider pour une future organisation de contest sur Paris, bien évidement même bénévolement si je suis dans le coin ce serais avec plaisir

 

BeanPhoto – Gabriel Gab

Y participerais-tu ?
Je dirai un grand oui et que la France regorge de nouveaux talents donc ça me parait très probable. Le Tang-Tang était déjà une excellente initiative. Bientôt qui sait?

 

MS6Photo – Corentin Foucaut

Quels sont tes projets pour le premier semestre 2016 ?
Pour le premier semestre 2016, une belle collaboration avec la marque Moonshine est en train de s’opérer. Ensuite, une nouvelle vidéo filmée aux Pays-Bas devrait voir le jour. Il s’agit d’un clip pour un groupe musical. Il y a aussi de nombreux travaux avec une agence de tendance urbaine « La Fabrique Royale » qui vise à promouvoir des rencontres, des manifestations, mais aussi la mise en relation des riders avec des marques afin d’organiser des lancements de produits ou events. Et enfin, le contest de Eindhoven qui arrive à grand pas.

 

Qui voudrais-tu remercier pour être là où tu en es ?
A mon papy (RIP), c’est grâce à lui que je fais du skate aujourd’hui, je lui suis très reconnaissant. Ma petite famille qui a toujours cru en ce que je faisais et qui continue de me soutenir. Les amis de Seine et Marne (avec qui j’ai balancé mes premiers tricks) et le team ARA longboard avec qui j’ai partagé des aventures inoubliables.

Pictures : Corentin Foucaut & CCLA Prod

https://www.facebook.com/Jeff-Corsi-481297848694315/

http://www.aralongboard.com

http://www.lafabriqueroyale.fr/

http://www.moonshinemfg.com/

, , , , , , , , , , , , ,

By



Comments are closed.