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Rider Focus

LEVEL UP – TRISTAN FORT RACONTE SON SKATETRIP AUX US

6 Oct , 2016  

Dans sa tête résonne comme un air de Joe Dassin… Revenu il y a quelques mois du pays de l’oncle Sam, Tristan Fort fait un come back avec une patate d’enfer et dans sa valise, des souvenirs & des trésors de ride qui en feraient pâlir plus d’un. L’occasion pour le jeune niçois de nous raconter son trip aux US. Sois fort, sois Tristan fort !

Salut Tristan. Pas mal de riders ont pu suivre tes aventures aux US sans trop savoir qui tu es. L’occasion de te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas !

Houlala… par où commencer … ? Tout d’abord bonjour ! Moi c’est Tristan, j’ai 19 ans et j’habite à Nice. Je suis plutôt énergique, sportif depuis toujours et souvent trop enthousiaste ! Je suis monté sur une planche pour la première fois suite à un malentendu il y a plus de 3 ans. Je tractais mes potes en skate avec mon vélo à l’époque. J’étais vraiment incapable ne serait-ce que de tenir sur une board. Pourtant, j’ai rapidement commencé à me balader avec eux en planche, puis étudiant la semaine à la montagne, je me suis vite retrouvé a essayer de maîtriser l’engin en descente. J’ai progressé de manière assez frappante la première année, car je roulais tous les jours.

14439031_1189143254442297_1847159164_oPhoto: Max Dubler

Avec le temps, j’ai commencé à filmer et à m’impliquer davantage localement. Je me suis licencié et investi au sein de l’association Antibes Longskate, puis j’ai eu mon Brevet d’Initiateur Fédéral Skateboard en 2015. Un shop m’a alors remarqué et sponsorisé. Grâce à eux, j’ai pu organiser des évènements beaucoup plus conséquents, voyager et donc rencontrer beaucoup de riders – la clef pour progresser. Plus tard, je suis entré dans la team Madrid Skateboards France, une marque qui me tient vraiment à cœur – ma première board était une Madrid Shield, j’ai toujours apprécié la qualité et l’image de cette marque qui a su conserver son authenticité au fil du temps. Aujourd’hui, je roule donc pour Madrid, Venom, Quai34 (shop à Nice), The Big Daddy et les roulements Luxe. Je me débrouille désormais modestement dans toutes les disciplines que peut m’offrir une planche à roulettes, à savoir : downhill, freeride, tricks, pushing, slalom, dancing (en cachette). Mais la descente a toujours été mon fort (ohohoh!).

Au fait tout simplement, pourquoi es-tu parti aux US ?

J’avais le projet de prendre mon année après le bac pour travailler, voyager et faire quelque chose de différent avant de reprendre les études. Je suis allé à l’ISPO à Munich à la rencontre des big boss de mon sponsor Madrid. Je leur ai fait part de mes intentions et de ma motivation, le courant est tout de suite passé avec Angéla et Jerry Madrid. Mon souhait de départ était de travailler pour eux pendant un an. Finalement, j’ai tout de même eu la chance de partir pour trois mois d’observation dans l’entreprise tant sur l’aspect technique que médiatique. Je compte y retourner cet hiver, histoire de passer la saison au soleil!

Qu’as-tu retenu de cette expérience ?

C’était vraiment très enrichissant. Durant les deux premiers mois, j’ai pu réaliser à quel point l’industrie du skate et ses mécanismes m’intéressaient et cette idée m’a conforté dans mes choix pour l’avenir. J’ai eu le privilège de rencontrer des gens très intéressants du milieu, mais aussi de nouer des amitiés très fortes, car c’est aussi ça l’avantage d’un secteur comme celui du longboard à ce stade de son évolution. Durant le troisième mois, j’ai fait un road-trip sur toute la côte ouest au volant d’un 4×4 dans lequel j’avais aménagé un lit, de quoi me donner un avant-goût d’une éventuelle « van life ». J’ai eu la chance de tomber sur des gens très ouverts et généreux, prêts à m’aider dans mon trip.


Comment s’est faîte ton intégration chez Madrid Skateboards ?

J’ai été tout de suite très bien accueilli au sein de l’équipe, ils ont l’habitude d’avoir des intervenants étrangers. J’avais déjà rencontré quelques figures de l’entreprise à l’ISPO et le courant était tout de suite passé. Contrairement à beaucoup de grosses marques, Madrid s’est développé tout en gardant un coté authentique et familial, où tous les employés forment une petite famille bien soudée qui aime bien déconner tout en assurant une production efficace. Je ne m’attendais pas à voir autant d’énergie positive.


Pourquoi Madrid est-elle l’une des meilleures marques au monde selon toi ?

Il n’y a pas de meilleures marques au monde selon moi. Toutes les marques ont des caractéristiques propres à elles, des identités bien définies, avec des plans marketing bien étudiés… Elles vont d’adresser à un public large qui réagira en fonction de ses attentes, de ses aspirations, de l’image de la marque, etc. Concernant Madrid, ils ont su conserver l’authenticité de ce qu’était la marque – une marque accessible, mais core, qualitative et ouverte au monde, ce qui est en mon sens l’ADN de Madrid. J’ai pu confirmer tout ça par moi-même, voir cela de mes propres yeux, que ce soit d’un point de vue fabrication de matériel comme d’un point de vue humain.

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Photos: Maxime Lassalle

Ce voyage t’a permis de progresser. Ça fait quoi de rouler avec Justin Rouleau & Zak Maytum ?

J’ai progressé ça, c’est sûr ! J’ai ridé avec des gens plutôt rapides comme Zak et Justin par exemple, mais aussi des freeriders très doués. J’ai aussi progressé en street grâce à Shane, le responsable de Flypaper Griptape. C’est aussi le fait de découvrir des spots vraiment rapides et différents de ceux que je skatais d’habitude qui m’a fait progresser.

« Rider avec des gens plus forts, sur des spots différents dont on n’a pas l’habitude, ça fait la différence ! »


Justin est un chouette type. Parle-nous un peu de Zak Maytum .

Zak est un compétiteur tout simplement, il skate et s’entraîne pour être le meilleur et gagner. Cette façon de concevoir le skate peut être en opposition totale avec celles d’autres skaters. Pour ça, beaucoup de personnes ne l’apprécient pas puisqu’ils ne le connaissent pas. En vrai Zak est un type comme tout le monde qui sourit plus que sur ses photos et qui est réellement passionné et motivé à faire évoluer le matos et son business.


Quelle est la plus belle de tes rencontres aux US ?

C’est impossible pour moi de ne citer qu’un seul nom ! J’ai croisé le chemin de gens incroyables. Mention spéciale à toute la Skatehouse de Oakland (San Francisco) qui a vraiment un bon esprit et accueille des riders du monde entier pour leur montrer les environs.

Si tu devais repartir autre part, où irais-tu pour kiffer le skate ?

J’ai pour prochain projet de traverser le Canada en mai ! Si je le pouvais, je ferais le tour du monde, mais pour l’instant, je me contente d’un continent par année… J’espère par la suite partir quelque temps en Australie et pourquoi pas en Amérique du Sud pour skater, mais aussi pour voyager et découvrir de nouveaux horizons. En Europe, j’espère faire quelques IDF la saison prochaine et pourquoi pas rester quelques jours dans un pays germanique.


Penses-tu que nous, Français, devons envier les Américains pour leurs spots ?

Si tu es Parisien, tu envies tout le monde pour ses spots ! Encore une fois tout est différent et on ne peut pas comparer les spots aux US en Californie à ceux qui se trouvent en France. C’est une question de goût et de ressenti, on ne trouvera quasiment jamais d’épingles très serrées et techniques comme dans les Alpes (en tout cas sur la côte-ouest) et à l’inverse la configuration des routes françaises ne nous permet pas de rouler des grandes courbes très larges et à fort dénivelé que l’on peut trouver en Californie.

« Mais skater différemment est toujours agréable et excitant, on sort de sa zone de confort et on progresse de nouveau très vite ».

 

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Photo: Max Dubler

Tes spots préférés en France ? Pour quelle(s) raison(s)?

Le col de Magnan dans les Alpes du Sud ! Les plus beaux spots de France. Mais, habitant dans le coin et l’ayant beaucoup roulé ce n’est pas très objectif. Pour quelles raisons ? Je dirai, la diversité des tracés. Même si les descentes dynamiques avec des épingles à cheveux sont monnaie courantes, on trouve aussi tous les types de descente. Des cols larges et roulants avec des longs schuss, jusqu’à la full accroche en enfilade plus technique.


On arrive à la fin. Qui voudrais-tu remercier ?

Je vais bien sûr remercier tout ceux qui font en sorte que Madrid Skateboards soit cette marque qui perdure depuis 1967 et qui m’ont permis de vivre cette expérience. Depuis Jerry Madrid et Angela les fondateurs jusqu’au distributeur français tout le monde m’a aidé et accueilli dans cette grande famille. Un gros merci aussi à tous ceux d’Antibes Longskate qui m’ont transmis le goût des évents et de l’investissement dans cette petite communauté qu’est la scène française de descente. J’espère pouvoir m’investir encore plus cette année plus que jamais. Et merci à Quai 34 et TheBigDaddy qui me supportent depuis peu. Enfin merci à UDMag qui s’investit toujours autant dans la scène longskate française et qui rassemble tant de riders d’horizons différents ! Et un immense merci à Le Boulon point com qui prend les plus belles photos du monde!

Madrid Skateboards: Tristan Fort SoCal Run from Madrid Skateboards on Vimeo.

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