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INTERVIEW – KOAD SURFBOARDS / SKATEBOARDS

11 Juin , 2015  

La Bretagne,  c’est pas la Californie et pourtant, à quelques milliers de kilomètres de SoCal et NorCal, il y a BzH et son board shaper, Cyril.
Notre reporter local, François Faguet s’est intéressé à ce shaper pas comme les autres qui partage ses envies entre écume et bitume. Coup de projecteur sur KOAD SURFBOARDS. Support your local board-shaper!
Salud (« Salut » en breton) dude ! Première question à laquelle personne n’échappe, peux-tu te présenter et présenter KOAD ?
Salut, moi c’est Cyril Pontieux. J’ai 30 ans et je suis le meneur du projet Koad. L’idée du projet est née il y a 4 ans. Mon ami Nicolas voulait que je fabrique une planche de surf en bois pour son frère. Un soir, en rentrant de session de surf, bien luné, il m’en a reparlé et je me suis renseigné car je trouvais l’idée intéressante. Ébéniste et menuisier de formation à cette époque, je surfais déjà depuis 5 ans et je me suis dis pourquoi ne pas mélanger mon métier et ma passion. Je me suis donc mis à shaper mes premiers longboards et fishs. Je me suis aperçu qu’il y avait peut-être un créneau à prendre sur les surfs en bois parce que peu de shapers travaillaient ce matériau pour le surf. L’idée du projet KOAD est tombée à ce moment là. Au bout de 2 ans à faire des prototypes de surfs, j’ai décidé de monter mon entreprise.

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KOAD – drôle de nom pour une marque de surfboards. Ou es-tu allé chercher ce nom là?
Pourquoi le nom “KOAD SURFBOARDS” ? Tout simplement parce qu’en fait “koad” c’est du breton, ça se prononce plutôt “kwette” d’ailleurs, ce qui signifie “bois” dans notre langue.
Quel concept derrière KOAD?
Le concept KOAD c’est la passion du métier et l’envie de la partager. La passion de bons et beaux objets. On vend des produits haut de gamme, durables – par exemple, pour une planche de surf, si tu l’entretiens bien, tu la gardes à vie. Pour ce qui est du partage, on aime proposer ce qu’on fait aux gens qui nous entourent et plus encore, en mettant en place des stages de shaping. Très attachés à la nature, nous visons l’acquisition de résines et de colles 100% naturelles. Notre objectif est d’avoir des planches durables et éco-responsables.
D’où vous est venue l’idée d’allier la fabrication de surf et de longskates?
Il y a 2-3 ans, on m’a fait essayer un longskate et j’ai trouvé ça dément. Plutôt que de m’en acheter un, j’ai décidé de me le fabriquer. J’ai réalisé un moule pour un plateau et je me suis dis: “Pourquoi ne faire qu’une board?”  J’ai sorti mon premier modèle, la Koroll , le même pote qui m’avait motivé pour la fabrication de surf m’a motivé pour celle de skate, on s’ y est alors intéressé plus sérieusement.

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Surfboards, skateboards… lourde tâche pour une seule personne. Qui t’accompagne dans ce projet?
La team KOAD, c’est les personnes qui m’entourent, grâce à qui j’ai pu réaliser le projet. Il y a Nicolas, un de mes meilleurs potes qui a lancé l’idée du projet. Puis il y a Hassan, qui m’épaule comme coordinateur pour les ventes. Il y a aussi la personne sans qui je n’aurai rien pu faire, mon dessinateur de planche de surf, Francois. Et enfin, le doyen de la team, celui qui m’a appris à strater les surfs, Yvon.
Le point commun entre les deux est véritablement le bois. Matériau noble, il est omniprésent dans le milieu du skateboard. Qu’apporte t-il dans le surf ?
Tout d’abord, il y a une flottabilité différente due au fait que la planche soit creuse, c’est un style de glisse différent. Le poids change aussi, pour des longboards et mini-malibus il y a une équivalence niveau poids avec les autres planches du marché. Pour les shortboards, les planches en bois sont un peu plus lourdes mais plus rapides, car le poids à aussi son avantage, il donne de l’inertie! Après chacun à son avis sur le poids d’une planche, les goûts et les couleurs… Pour vraiment se faire une idée, c’est comme en skate, il suffit de monter dessus et d’essayer.

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Je vous ai vu Rozen’Roll freeride 2014, l’event breton de fin d’année. Comment s’est passé le week-end de votre côté? Avez-vous eu des retour sur les boards ?
C’était positif, on a eu quelques retours sur les boards. On va pas se mentir, on s’est  posé à la roots avec Nicolas pour que les riders et spectateurs  puissent essayer les planches. Ça nous a permis d’avoir des retombées directes car la marque parle. On a aussi été cette année au freeride du Saint-Pathik pour faire découvrir Koad à d’autres personnes!
Avec deux ou trois apparitions dans la presse et plus particulièrement dans le Télégramme, Koad commence à être connu localement dans le mileu du surf ?
En effet, ils nous nous bien aidé. Pour la petite histoire, ils m’ont contacté parce qu’en plus de fabriquer mon atelier, je fabrique aussi celui de mon voisin brasseur. Ce brasseur a donc contacté le Télégramme et a parlé de nous, voilà comment ça s’est passé! On projette de créer une ambiance avec un bar.
Quels sont vos projets dans les prochaines années à venir ?
On a un nouveau prototype de surf en création actuellement, dans l’idéal cette planche sortira en plusieurs exemplaires dans quelques temps. En ce qui concerne le longskate, on aimerai bien développer au moins 4 nouveaux plateaux pour avoir une dizaine de modèles et décliner la Dévalin sous différentes formes. On aimerait aussi acquérir une presse hydraulique, passer d’un moule à section à un moule plein, comme tu vois on fait le plein niveau projets!

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Les derniers mots! Les derniers mots!
Ahaha le peloton d’exécution ,“C’est quoi tes dernières paroles?”. Alors mes dernières paroles, j’espère que je ne vais pas faire comme les grandes stars, avoir un produit qui marche pas de mon vivant et mourir pour ce que ça commence à marcher! Nan, sérieusement, aujourd’hui j’ai un tas de choses à dire et à faire et je compte bien ne pas m’arrêter là!

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