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HIGH5KOOPLES – 5 – LOTFI & ALEX

30 Déc , 2016  

De Paris à Singapour, impossible de rater les aventures de la Docksession. Née à Paris en 2014, le mouvement ne cesse de prendre de l’ampleur en s’installant un peu partout en France et à l’étranger. Dans l’ombre de ce mouvement sportif et populaire, un couple d’amis qui sent bon la joie de vivre, met tout en œuvre pour donner plus de visibilité au longboard. Place aux rois des Berges de Seine, Lotfi Lamaali & Alex Copin, créateurs de freestyle & de lifestyle.

Salut les gars! Depuis combien de temps vous vous connaissez ?

Alex : j’ai débuté le longboard en 2007 avec un pote du travail et j’ai rencontré ensuite notre maitre « spirituel » Florian. Il m’a apporté de nombreux conseils et il était toujours présent pour rider avec nous. Ensuite est arrivé le mardi soir au Troca, la grande époque. Et là, j’ai croisé la route de nombreux riders: Jacques, Clément, Pino, Erika, Babar, Arnaud, toi et bien d’autres. J’adorais cette ambiance sans prise de tête,pendant laquelle on pouvait rider des heures et des heures,jusqu’à tard le soir. En 2008, j’ai fait la connaissance de Lotfi au Trocadéro. Il jouait de la guitare dans les jardins, quand je m’essayais au slide dans la pente. Il avait un longboard avec lui, du coup on a parlé et c’est ainsi que tout a commencé. A partir de là, nous avons vécu de nombreux moments dans l’univers du longboard…

Avec du recul, j’ai l’impression que nos vies étaient uniquement consacrées à ça. Mardi troca, samedi & dimanche 100 % longboard, sans compter les sessions Montmartre, les évents comme la Pif Paf par Clément, les soirées parking à la défense avec toi et Travis, les randos riderz, la greenskate etc.

Ensuite, j’ai rencontré une femme qui m’a un peu détourné du longboard. Je continuais à rouler, un peu moins qu’à mes débuts, en revanche Lotfi était à 300%. Il a ridé sans s’arrêter et développé un talent pour finalement devenir l’un des meilleurs longboarders au monde!

Lotfi : avec Alex on se connait depuis maintenant 8 ans. Avec Florian c’était les tous premiers longboarders que j’ai rencontré au Trocadéro. On est très vite devenu potes principalement grâce à cette passion commune, le longboard. Pendant les premières années, on a skaté ensemble un peu partout dans Paris et ses environs, puis voyagé un peu à droite à gauche avec comme seule motivation skater, skater puis de temps en temps SKATER.

La Docksession – pourquoi, comment, quel intérêt… les riders veulent tout savoir!

Alex : ah la Docksession… Lors d’une pause glandage au Troca, nous nous sommes aperçus que le spot était fantastique mais qu’il fallait changer nos habitudes.  Il y avait de plus en plus de riders, mais ils ne venaient pas tous au Troca. Le but de la Docksession était de créer un mouvement rassembleur, avec l’idée de jouer de la musique et tout ça sur Paris. Il a donc fallu chercher un nouveau spot. A ce moment là, les quais venaient de fermer la circulation aux véhicules. L’endroit était tout trouvé. Le nom « Docksession » est une idée d’une de mes ex. Une idée qui finalement s’est avérée être excellente étant donné que nous étions sur les quais. A la base, nous étions 3 à développer le concept de Docksession, mais Mez a quitté le groupe pour se consacrer à un nouveau projet. Suite à son départ, on a créé une page FB et ouvert un compte Instagram et le mouvement était né. Visite de riders étrangers, avec le team Loaded, Grosse Rando#1 avec plus de 1000 riders… Le mouvement était lancé.Nous sommes super heureux car la Docksession a permis l’émergence de nouveaux riders comme Abou, Achel, Pierre, Cassandre & Roxane qui ont su se révéler et se faire remarquer. Et aujourd’hui, nous avons demandé à Achel Machin de venir nous rejoindre à la tête de la Docksession car il y a de nombreux projets à venir……:)

Lotfi : la Docksession est née de 2 choses, ou plutôt, de 2 constats.  Tout d’abord, on a croisé pas mal de longboarders dans Paris qui skataient dans leur coin etqui se plaignaient de ne pas faire partie d’une grande communauté parce que le longboard avait de la peine à se populariser. Ensuite, un jour d’été, Alex et moi étions entrain de nous balader en boards sur les quais de seine quand nous sommes passés par l’esplanade en face du musée d’Orsay. On a constaté que cet endroit offrait beaucoup d’espace pour une éventuelle session. En plus de cela, grâce à la position géographique et la présence de péniches et autres repères de fêtards, l’ambiance sur ces quais était plutôt agréable et conviviale.

Suite à ces 2 constats Alex et moi avons eu l’idée au début de mettre en place une session à laquelle nous convieron tous les riders de Paris. Comment? Via les réseaux sociaux!  Grâce à Facebook et au bouche à oreille, nous avons eu plus d’une centaine de riders présents à la toute première session sur les quais de seine qu’on a baptisé par la suite « Docksession ». A notre plus grande surprise l’engouement autour de ces sessions n’a cessé d’augmenter au fil du temps. Ce qui est différent avec la Docksession par rapport à une session skate « normale », c’est l’ambiance conviviale qui y règne. On peut venir skater, se poser avec les amis autour d’un verre, ramener ses instruments de musique, mettre l’ambiance, et développer une ouverture d’esprit de la communauté de longboarders.

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Face au succès de ce concept basé sur du #SkateAndChill , nous avons étendu cela à d’autres villes françaises tel que Lille, Nice et Bordeaux en proposant à des riders motivés et passionnés ou associations actives de faire partie de ce mouvement en organisant des sessions à la sauce DockSession.

D’une simple session hebdomadaire, la Docksession est devenu un mouvement national pour la promotion du longboard, puis par la suite un mouvement international en étendant ce concept à d’autres pays tels que le Maroc, le Japon, l’Espagne, la Russie, le Pérou, Singapour… Le but étant de tisser un large réseau afin de faciliter la communication entre les différentes communautés longboard mondiales.

                                                                      

Quel regard portez-vous sur le développement de la mouvance freestyle en France par rapport à la mouvance parisienne très influente?

Alex : il y a de nombreux riders à Paris, mais la province n’a pas à rougir car il y a de très bons riders. C’est d’ailleurs pour cela que la Docksession se développe en province afin de faire connaitre ces nouveaux talents. Il faut que la France soit la première nation pour le dancing et nous pouvons le faire !

Lotfi : le longboard dancing/Freestyle français gagne de plus en plus en popularité depuis 2 ans grâce à des riders passionnés et très actifs sur le terrain (compétitions, trips..etc) et également sur les réseaux sociaux. Mais aussi grâce aux différentes associations françaises qui ont compris (ENFIN) qu’il n’y a pas que le freeride/DH mais que le dancing/freestyle avait largement sa place en tant que discipline longboard.

 

« Discipline qui contrairement au freeride/DH est beaucoup plus accessible et encourage beaucoup plus facilement les débutants à accéder à ce sport. »

Donc, j’ai envie de dire aux descendeurs et autre freerideurs qui critiquent sans raison valable le « Flat », de plutôt respecter les dancers  parce que c’est à mon avis la clé pour que la communauté longboard grandisse et perdure dans le temps.

Que conseillez-vous aux scènes émergentes pour gagner en popularité ?

Alex : d’être de plus en plus nombreux à pratiquer notre discipline et d’accueillir des riders adultes, ados, et des plus jeunes dans un esprit chill-out. Nous avons la chance de pratiquer un sport qui sort du cadre classique et qui propose tout niveau de pratique, allant du simple carving à la compétition dancing. Nous devons démontrer que notre pratique est accessible à tous, aussi bien aux hommes et aux femmes. Plus nous serons nombreux, plus nous gagnerons en popularité et cela en restant cool.

Lotfi : c’est simple : Etre ouverts d’esprits, accueillir tout le monde, « dé-undergroundiser » la discipline en la rendant accessible au plus grand nombre.

Le mouvement Docksession prend véritablement de l’ampleur à Paris & ailleurs. Jusqu’ou comptez-vous aller?

Alex : mars ou la lune, rien n’est encore décidé !

Lotfi : le slogan de notre mouvement est « Worldwidelongboardconnection » le but étant de relier toutes les communautés longboard qui existent dans le monde et d’aider les plus petites à grandir, nous espérons dans le futur avoir à bord encore plus de pays et de personnes qui ont la même passion et motivation que nous pour donner au longboard ses lettres de noblesse qu’il mérite amplement dans le monde du sport.

Fin de session les gars! L’heure est aux remerciements.

Lotfi : merci à toi Marvin et à UD mag pour cette tribune, merci maman, merci à la brasserie du coin pour l’excellent café de ce matin. Vive la France !

 

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