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Event Report

EVENT REPORT – LA PREMIERE EURE #2

3 Mai , 2017  

L’année dernière, on s’est rendu au Freeride de la Première Eure, coorganisé par les Normands des REB et les Bretons de R.I.D.E. Une organisation propre, millimétrée, une ambiance du tonnerre, l’évent avait effectivement tout pour plaire. On avait promis notre retour pour la seconde édition et ce fut chose faîte. Qu’est ce qui a changé ? Quelles furent les nouveautés ? Retour sur un évent à succès.

 

Deux jours, deux tracés, 130 riders, 4 nationalités (Belges, Hollandais, Espagnols, Français), 15 runs par jour, les 130 riders venus à l’occasion en ont eu pour leur argent. Les 14 & 15 avril 2017, c’est dans une atmosphère bon enfant que tous ont dévalé les pentes du Thuit & des Andelys.

Si beaucoup d’hommes étaient présents, on a pu remarquer la présence d’une bonne vingtaine de femmes venues partagées leur passion. Quant aux plus novices, ils ont pu affronter la pente dans des conditions réelles, ultra-sécurisantes, sur deux spots complémentaires. En effet, le samedi, l’exercice était à la glisse sur un gros virage droit et deux épingles. Le dimanche était incontestablement la journée la plus attendue avec son double kilomètre de peau de bébé. Les cuirs étaient de sortie et les riders ont eu raison de les sortir pour cette occasion.

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Mais que serait un bon ride sans 2 grosses soirées ? Et c’est là où il y avait de la nouveauté. Si le barnum manquait le samedi midi, l’orga s’est rattrapée avec RADIO TALUS, la radio des freeriders. Pendant plus d’une heure, Rico, David Karamba, Seb Fichet & Neu ont animé une partie de la soirée avec des reportages, des chroniques et du bon son évidemment !

talusRetrouvez le podcast live ici – http://mixlr.com/radio-talus/showreel/radio-talus-on-mixlr-4/

Une initiative qui nous a plu et c’est pour cela qu’on a voulu poser quelques questions à David Karamba & Neu aka Gilles de Raye ! Messieurs, à vous la parole !

Désolé, je n’étais pas là au live, j’avais piscine, mais chouette émission en tout cas. Bravo à vous ! Qu’est ce qui a motivé la création de Radio Talus ?

Neuh : C’est David qui est à la base de l’idée. Il a créé une web radio cet hiver, « Radio Potes Au Feu » et a voulu prolonger l’expérience.

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David : L’hiver dernier avec 3 potes, on a lancé une web radio (Radio Potes Au Feu) sans aucune prétention, juste un vieux rêve de gosse on va dire… Rico (président de R.I.D.E.) était parmi nos plus fidèles auditeurs, et il s’est greffé à l’aventure via des chroniques diverses. C’est lors d’une émission live chez lui à Paris qu’est née l’idée d’une radio faite en direct sur les freerides. Je possédais déjà le matériel nécessaire, restait plus qu’à trouver des animateurs pour cette aventure.

 

Est-ce que cette initiative avait déjà vu le jour dans le monde de la roulette ?

Neuh : Pas à ma connaissance, il y a bien eu des webs TV à Peyragudes mais pour la radio je crois qu’on est les premiers.

David : Honnêtement, je ne pense pas. Mais grâce au réseau mobile de plus en plus rapide et aux plateformes de stream de plus en plus nombreuses, d’autres projets similaires ne peuvent qu’émerger ! T’imagines, il te suffit juste d’un mobile en connexion partagé, un ordinateur, une carte son et un micro, et hop tu fais de la radio où tu veux, quand tu veux !

 

100 personnes en live, 20 auditeurs sur le net. Combien d’écoute du podcast live en différé ?

Neuh : Tu oublies les 485 brebis de Casper qui étaient aussi à l’écoute !

David : Alors je ne connais pas le nombre d’écoute du podcast, mais on doit être autour des 50 je pense. Mais finalement peu importe le nombre d’auditeurs ou d’écoutes, le but c’est aussi de créer une animation sur le lieu de l’évènement et d’obtenir à la fin un fichier audio retranscrivant l’ambiance du freeride. C’est une forme de média « souvenir » et qui complète les photos/vidéos post-évènement.

 

Vous comptez développer un peu le concept ou c’est juste un simple délire sans prétention ?

Neuh : Ça dépend surtout de David vu que c’est lui qui a le matos mais on compte bien faire d’autres émissions en direct et faire évoluer le truc. Perso, je suis chaud bouillant.

David : L’idée pour le moment, c’est de faire une émission sur tous les évènements de l’association R.I.D.E., étant donné que Radio Talus est en quelques sortes un concept de l’asso. Mais on peut tout à fait imaginer faire des lives sur d’autres freerides français… Amis organisateurs, le message est passé ! Et puis, on réfléchit aussi à faire cette radio durant nos road trips. Une heure d’antenne autour d’un feu au milieu des montagnes, ça aurait de la gueule !

 

La sélection musicale était bonne et le live était intéressant – pourquoi ne pas avoir fait tout cela dans la première épingle du samedi ?

Neuh : D’une part parce qu’on était aussi organisateurs et riders sur l’event et d’autre part parce qu’on essuyait un peu les plâtres, fallait bien commencer par un truc modeste pour tester le concept, seuls David et Rico avaient un peu d’expérience.

David : La raison principale, c’est que la plateforme de stream que l’on utilise en compte gratuit, ne nous donne qu’une heure de broadcast par 24 heures. Mais on est en train de voir pour passer sur une autre plateforme sans contrainte de temps. Une autre raison, c’est aussi le temps de préparation d’une émission. Pour mon reportage audio « un vendredi soir en freeride », j’ai passé environ 3 heures le samedi à dé-rusher et monter les enregistrements audios de la soirée de la veille. Et il faut compter aussi une heure avant le direct pour installer le matos, pondre un sommaire, etc. Mais on réfléchit sur une autre formule, peut être une heure de live le samedi soir, et deux heures le dimanche après-midi à polémiquer et passer du son directement sur le spot…

 

Et vous en tant qu’auditeurs, quelle (s) radio (s) écoutez-vous ?

Neuh : J’ai été biberonné à la radio, chez mes parents il y a toujours France Inter en fond sonore. Du coup j’écoute la radio quasi toute la journée. J’écoute France Inter beaucoup, France Culture  pas mal et Canal B (radio locale rennaise 94.00). Puis aussi Radio Potes Au Feu

David : J’ai pas mal écouté PRUN’ une radio étudiante nantaise, de manière quotidienne c’est France Inter, et quand je passe sur la voie rapide entre Nantes et Rennes, j’écoute la radio pirate de la ZAD de NDDL sur le 107.7FM !

 

Est-ce quelles vous inspirent dans votre travail de bénévole chroniqueur ?

Neuh : J’ai opté pour une chronique écrite, donc j’ai écouté de manière analytique ce qui se faisait. Au final, le ton est assez proche de ce qui se fait sur Canal B. Mes années lycée à écouter la radio locale ont bien porté leur fruit !

David : Oui, complètement. Je suis assez fan des reportages audios et micros-trottoirs comme ceux d’Hervé Pauchon. Il est clair que depuis quelques mois, je n’écoute plus la radio de la même manière. Mais l’inspiration vient aussi de la rencontre avec des journalistes sur le terrain, où tu peux échanger et voir l’envers du décor. Palme d’Or aux Kids de France Inter que j’ai pu suivre sur un piquet de grève, ou l’art de poser des questions qui au premier abord semblent hors sujet pour au final obtenir un montage audio pertinent et captivant, du grand art !

 

Avez-vous travaillé votre live en amont pour le jour J ?

Neuh : J’ai passé pas mal de temps à écrire et réécrire puis à lire à voix haute mon texte pour essayer de tenir un temps ni trop long ni trop court. David a bossé les jingles et l’habillage sonore et visuel en amont. Pour le reste ça s’est fait un peu à l’arrache une heure avant le live.

David  : L’habillage sonore a été préparé en amont, mais le sommaire a été fait une demi-heure avant le début de l’émission. Disons que chacun prépare sa chronique avant, et on fait le point une heure avant l’émission.

 

Pensez-vous que les riders sont sensibles à Radio Talus?

Neuh : On a eu un accueil chaleureux quand on a soumis l’idée sur les réseaux sociaux. Au final peu importe le nombre d’auditeurs, ça fait toujours plaisir quand on reconnaît un copain inscrit sur Mixlr. On fait ça plus pour le fun de l’exercice que pour la renommée.

David : On pense que oui, au vu des retours que l’on a eus. Après, c’était notre premier live au freeride des Andelys. On n’est pas encore complètement coordonné, et il nous faut sûrement réfléchir à d’autres idées chroniques pour plus de contenu. Mais l’idée, c’est vraiment de faire une radio de freeride pour les freeriders !

Screenshot LRBX / Freeride de la 1ere Eure

Screenshot LRBX / Freeride de la 1ere Eure

Reviendrez-vous l’année prochaine ?

Neuh : J’y compte bien ! J’ai surkiffé l’exercice et ai plein d’idées pour améliorer la sauce !

David  : On espère bien pérenniser le projet !

 

En attendant, quels sont les prochains rendez-vous de RADIO TALUS ?

Neuh : Le prochain rendez-vous officiel est pour le Saint Pathik les 27 et 28 mai si on arrive à capter la 4G sur le spot ce qui n’est pas gagné. On risque de faire une émission sur les dates d’un freeride qui n’aura pas lieu, celui de Locunolé les 13 et 14 mai…

David : On se donne rendez-vous officiellement le 27 et 28 mai pour le freeride du Saint Pathik, mais peut être un live pirate le 13 et 14 mai.

Peut-être à Pipay…  ?

Neuh : Ça dépend encore une fois de David qui a le matos.

David : Peut-être pas pour Pipay, mais sur les autres freerides auxquels on participera, pourquoi pas !


C’est l’heure de lâcher le mic, profitez-en pour remercier qui vous voulez !

Neuh : Je remercie David qui m’a inclus dans ce projet en connaissant mon amour de la radio.

David : Eh bien je vais remercier les compères de Radio Talus, Seb Fichet, Rico, et Neuh ! Et puis j’en profite pour lancer un appel et dire que Radio Talus n’est pas sectaire et si d’autres personnes souhaitent intervenir avec une chronique, interview, billet d’humeur…

« Vous êtes les bienvenus ! »

Si la Normandie n’a pas de montagnes, le Thuit et les Andelys ont sauvé la mise permettant à ceux qui n’ont pu se rendre à Yzeron de profiter de leur week-end à 100 %. Une fois n’est pas coutume, les REB et R.I.D.E ont tenu leurs promesses sans parler d’une météo clémente malgré tout. On valide une seconde fois et on ira à la troisième édition sans hésiter. Et vous ?

Screeshot vidéo LRBX / Freeride de la 1ere Eure

Screenshot vidéo LRBX / Freeride de la 1ere Eure

Big Up aux partenaires (officiels & pirates) qui ont régalé la tombola – BK, Fulkit, DTC, Alkemist, et mention spéciale à Makadam Shop !

L’avis des riders :

Cédric Scheers (LRBX) : depuis 6 ans que je vais de freeride en freeride, Dieu sait si j’en ai fait en France, ce n’est pas toujours les évents où on se sent le mieux accueilli, alors que chez les REB c’est le contraire. Dès mon premier évent chez eux, je me suis senti comme chez moi et au fur et à mesure des années c’est devenu un évent que je ne raterais pour rien au monde. LA FAMILLE  dans le skate, oui on cherche les sensations, mais avant tout, c’est la convivialité qui me donne envie de continuer ce sport. En effet, les REB sont les Français les plus Belges  !

Loann Tic-Pas Robin (DKCrew) : Nouvelles rencontres, gagner une board à la tombola ou te casser une cheville après 2runs, un freeride c’est toujours plein de surprises ! La première Eure ne fait pas exception. Le fait d’avoir 2 spots différents sur 2 jours rend l’évent vraiment fou ! Le samedi tu testes tes capacités à arriver à balle dans les épingles, gérer tes slides (tenter de passer en stand up à macburne) et voir si tu finis ou non dans la paille. Option particulière aussi pour le mouillé / mouillec auquel on a droit chaque année qui fait râler tout le monde mais qui n’empêche pas de bien rigoler ! Le dimanche on fait plus dans le social : runs paquet avec les copains, petit train et poucettes. Le dimanche c’est le tracé parfait pour bosser ses trajectoires en full accroche et rouler « vite ». En bref, les 2 spots apportent une diversité qui met tout le monde d’accord : que tu sois un schredder de l’extrême ou un racer de l’espace, tu sais que tu vas passer un putain de week-end à la première Eure

Matéo Rossi (@_matrossi_) : Encore une édition réussie de la part des REB et RIDE ! Parfait pour se remettre dans le bain pour la saison freeride, un tracé avec freinages qui convient à tous les niveaux, puis le lendemain autre tout a l’accroche qui lui aussi convient à tous. L’orga est cool comme d’habitude et tout se passe dans la bonne humeur, même les crashs !

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Screenshot video LRBX / Freeride de la 1ere Eure

Le freeride a aussi fait place à beaucoup de nouveaux riders, une grande population parisienne était présente, pour beaucoup c’était leur premier freeride et ils n’étaient pas déçus ! J’y serais en 2018 sans faute !

Elise Mathis & Arthur Garnier (DLB) : expatriés vers Reims nous nous sommes inscrits à ce freeride dans le but de découvrir l’atmosphère des REB décrite par de nombreux riders. On a pas été déçus accueil chaleureux, deux spots super-sympas et différents qui peuvent plaire à tous, tout ca combiné par une orga sans prise de tête et pourtant rodée. RDV à la troisième édition

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