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Event Report

EVENT REPORT – PARIS EXTREME DOWNHILL EVENT

27 Avr , 2017  

On a souvent tendance à dire que tout est cyclique. Qu’on le veuille ou non, il y a là dedans une grande part de vérité. C’est le cas pour la scène freeride/descente parisienne. Longtemps placée comme l’une des plus actives sur l’hexagone, malgré les moqueries, elle a su se renouveler et fait aujourd’hui le bonheur de nouveaux riders (mais aussi des anciens actifs) qui trouvent leur compte en se formant auprès des plus expérimentés. Au manettes de cette folle dynamique, il y a les Upper Roosters! L’occasion de revenir sur l’un de leur évent et d’en savoir plus sur leur initiative.

Par une belle matinée de dimanche, les deux compères Adrien Vu Van et Mateo Rossi se sont rejoints le du 2 avril à Chaville pour organiser la deuxième étape du Paris Extrême Downhill Event. Par chance, ce mois d’avril commençait sous le soleil, avec un spot sec de chez sec, nettoyé par les plus motivés des riders du coin présents eux aussi sur l’événement. Encore une fois on pouvait compter une trentaine de riders déterminés venus d’Île de France, majoritairement de la Chicken School, ainsi qu’un crew originaire d’Angers (dont deux riders ont fini en phases finales). Bien que nos amis Belges et Lillois n’aient malheureusement pas pu venir pour cette deuxième étape, nous n’oublions pas qu’ils étaient là pour l’étape 1, et qu’au niveau du classement ils ne sont pas loin derrière ! Comme prévu, les initiatives Paris Skate Jam ont permis au niveau de monter et de faire grossir les scènes longboard FR/DH locales et environnantes. Par exemple, on a pu assister à l’énorme progression de Steeve Matou, un des riders les plus actifs de la Chicken School, qui a fini second sur le podium.

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En ce qui concerne la journée dans son ensemble, on n’avait jamais vu autant d’esprit de compétition en région parisienne. Une chose est sûre, les riders étaient là pour se dépasser. Une nouvelle dynamique se crée, avec la présence de plus en plus de groms sur les événements Paris Skate Jam. Les plus âgés ne sont pas en reste, amenant parfois leurs enfants pour leur faire découvrir leur amour pour le longboard & le pentu. Il ne s’agit donc pas spécialement d’une nouvelle génération de riders, mais plutôt comme on l’a toujours vu dans notre sport, d’un échange intergénérationnel autour d’une même passion, encadrée et décuplée par les projets PSJ et ses membres. Le podium de cette seconde a fait monter sur la quatrième marche Thomas Laffitte (Upper Roosters), vainqueur de la première l’étape à Orsay. En troisième, Anaël Lecomte, un rider du sud qui est monté vivre en région parisienne, doublé par Steeve Matou dont nous parlions un peu avant, et Paul Jeantet du team FDTH qui nous a livré des courses impressionnantes avec sa première place.

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Enfin, la prochaine course aura lieu en périphérie sud de Paris, sur un spot étroit. Mais si le lieu est déjà prévu, la date n’est pas encore certaine. Tenez-vous au courant sur notre page et on espère vous voir toujours autant, voire plus nombreux.

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Bon ride et merci de votre présence !

 

Salut Les Upper. L’initiative est géniale, mais plus précisément, pourquoi « Paris Skate Jam » – quel en est le but ?

Très bonne question ! La réponse est très simple. La communauté parisienne est très développée en ce qui concerne le dancing, le freestyle avec l’initiative Docksession qui, et je pense que tout le monde est d’accord là-dessus, est un franc succès. La communauté dancing s’est donc développée et démocratisée très rapidement grâce à cela. De notre côté nous avons toujours été dans une recherche de partage, toujours voulu faire découvrir le freeride et la descente, et c’est dans ce but que Upper Roosters nous avons toujours cherché à sortir de jolies vidéos que nous faisions tourner sur les différents groupes parisiens.

 

L’initiative Paris Skate Jam est en quelque sorte une illustration de cette dynamique que nous avons toujours entretenue. Il s’agit de faire grossir la scène descente certes, mais aussi de l’accompagner, de l’amener sur différents spots, et donc à la rendre plus forte et capable de rider proprement sur un freeride par exemple, ou avec prudence et technique sur des routes ouvertes.
Mais attention, la Paris Skate Jam ce n’est pas seulement de la descente, même si en effet Mat Rossi et moi-même travaillons sur ce projet, nous ne sommes pas seuls et un tas de choses sont à venir concernant les autres disciplines en longboard à savoir le dancing/freestyle.

En amont de la PSJ, vous avez mis en place des journées dédiées à la pratique du FR/DH, plus ou moins calquées sur le modèle de la Docksession. Vous pouvez en dire plus ?

L’idée, en particulier avec la Chicken School, est donc de faire progresser chaque riders individuellement, de créer une dynamique de groupe, de challenge, et bien sûr d’expérience. Parallèlement à ça, nous essayons de mettre en avant les plus motivés (riders assidus aux sessions) et l’idée serait aussi que la PSJ soit un tremplin pour les plus doués d’entre eux. On a pu constater que cette méthode a porté ses fruits avec tous les riders qui ont progressé ou même commencé avec nous. De plus, la communauté qui s’est formée petit à petit joue très bien le jeu de l’échange, que ce soit de spots, ou de conseils, et bien sûr avec le bouche-à-oreille, de plus en plus de riders s’intéressent à ce que l’on fait, et participent à nos différents événements. C’est donc à notre petite échelle, déjà un grand succès.

 

La scène parisienne est très hétérogène. Arrivez-vous à capter le plus grand nombre ?

Nous ne cherchons pas spécialement à fidéliser « nos » riders, le fait est que nous proposons quelque chose d’accessible, de gratuit, et d’intéressant. On essaye de faire de notre mieux pour que les gens repartent avec plus de techniques, d’expérience, de la sensation et du goût pour la descente, qui attire, mais reste peu connue et semble inabordable pour les parisiens. Nous ne cherchons pas à rassembler une centaine de riders, car de toute façon, nous ne pourrions pas gérer autant de demandes étant donné le temps que ça peut nous prendre aujourd’hui. On préfère privilégier la qualité plutôt que la quantité, et faire des riders motivés, des descendeurs avec des bases solides. Pour le moment c’est un peu comme certains disent, on observe une sorte de « sélection naturelle ». Les plus persévérants et motivés viennent régulièrement et progressent de façon fulgurante, certains ne passent que de temps en temps et enfin d’autres s’inscrivent sur notre groupe puis ne viennent jamais. Dans 80 % des cas, ceux qui viennent une fois faire une session complète avec nous, reviennent à coup sûr, et ça, c’est déjà pas mal.

Fidélisez-vous la présence des participants ?

Enfin d’un autre côté avec les courses Paris Extrême Downhill Event, on peut sûrement parler de fidélisation, car ce drôle de « championnat » met en place un classement général. Tous ceux qui participent gagnent des points et bien sûr cela pousse un peu l’esprit de compétition et la performance. Bien sûr il y a de nombreux sponsors qui veulent participer à nos initiatives maintenant et donc des lots qui « incitent » les riders à participer et tenter leur chance. Mais ce n’était pas le cas au début, il n’y avait rien à gagner et nous avions quand même beaucoup de riders qui demandaient à participer. On peut donc imaginer qu’ils aiment profondément ce que l’on propose et ça nous fait grand plaisir !

 

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Vous est-il arrivé d’avoir des dancers sur vos évents ?

Pour le moment la Paris Skate Jam est très active du point de vue de la descente/freeride et nous n’avons donc que très rarement des riders dancing sur nos évents (si ce n’est en tant que spectateur). Cependant, on va bientôt développer les initiatives freestyle/dancing et proposer des événements assez nouveaux et atypiques qui pourraient être bénéfiques à toute la scène déjà existante. En aucun cas nous essayons de faire quoi que ce soit qui pourrait nuire à la Docksession déjà existante, mais grâce aux riders Landyachtz qui travaillent avec nous sur le plan du dancing, nous voulons aussi tracer notre petit bout de chemin dans ce milieu-là.

 

Le fait qu’il y ait des riders de contrées plus lointaines est une grande satisfaction. Avez-vous imaginé des spots hors de IDF en réponse au leitmotiv de votre sponsor qui « Skate & Explore » ?

Skate & Explore, en voila de sages paroles ! Pour le moment et étant donné les possibilités de chacun, nous essayons tant bien que mal de ne pas faire se déplacer trop loin les participants à nos courses. Mais il est vrai que l’on a pu recevoir des gens de toute la France, voire de pays voisins comme la Belgique.
Créer un championnat tel que le Paris Skate Jam à un niveau français demanderait tout d’abord beaucoup plus de budget, et un tas d’autres trucs administratifs compliqués à imaginer pour le moment. Et puis, ça n’aurait pas réellement de sens. Le but premier de la Paris Skate Jam c’est de promouvoir le longboard à Paris, de s’occuper personnellement des riders, en leur proposant un tas d’événements pour aider à cette progression, mais en aucun cas nous ne cherchons à créer un Championnat De France bis ou quelque chose dans le genre. Ce leitmotiv du Skate & Explore on y répond déjà plutôt bien en dénichant des spots intéressants un peu partout pour y organiser nos courses !

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Quel est le programme de la PSJ sur les prochains mois ?

Pour les prochains mois on va jongler entre nos obligations personnelles, les freerides, et bien sûr nous préparons la troisième course Paris Extrême Downhill Event. Sachant que pour le moment tout s’est bien passé, nous ne comptons aucun blessé, ou problème quelconque. Le vrai programme pour le moment c’est de contacter la mairie pour avoir une autorisation de fermeture de la route, et améliorer la sécurité sur le spot avant de prévoir une date. On va essayer de faire ça bien, sans se presser, parce qu’après tout, on a toute l’année !

Pensez-vous réitérer ce format de course en 2018 ?

Oui, bien sûr qu’on va réitérer ça en 2018, c’est une expérience incroyable en tout point de vue, et on ne s’attendait pas à autant de succès !

Tous les riders/participants à vos actions vous sont très certainement reconnaissants. Qui voulez-vous remercier en retour ?

On voudrait remercier Landyachtz qui nous prête des boards test pour les Chicken School, Hawaiisurf qui se bouge à fond pour nous, pour nous aider dans la communication, voire directement pendant les évents, et puis bien sûr tous les autres sponsors qui travaillent ou nous contactent pour travailler avec nous ! On ne cite personne pour le moment, venez si vous êtes curieux ! Enfin, et c’est super-important, un grand merci à vous les riders qui participez à nos événements, à nos sessions, merci pour votre motivation, merci de ce que vous faites pour nous, on sait que vous donnez aussi de vous en retour : Quand vous donnez un coup de main (ou de balai), quand vous faites les commissaires, ou encore quand vous venez même blessés pour faire les calculs de points aux courses ! On apprécie vos nombreux gestes, vous êtes géniaux !

 

Merci à Adrien Vu Van & Mateo Rossi!

 

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Photo:  Benoit Said, Huong Picard, UD

 

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